vendredi 13 septembre 2013

12 septembre 2013 : Je suis maman au foyer

Ici, la maison est vide des rires et des cris de mes enfants. Là-bas, les classes de toutes les écoles sont pleines de toute cette vie enfantine. Ce que ça me manque !!!

Ma classe à moi, si j'avais fait ma rentrée, se trouverait à un peu plus de huit cents kilomètres de la ville où nous avons posé nos valises après la mutation de mon homme en 2010. Certains diront : "Mais de quoi elle se plaint encore ? Elle a un boulot ! Elle n'a qu'à les faire les allers-retours ! Si ce n'est pas elle, son mari peut partir la semaine !" Je le sais beaucoup de gens font le choix, ou non, du célibat géographique.
Et alors, ce n'est pas parce que d'autres subissent cette vie de famille difficile voire impossible que je dois en faire de même. J'y ai pensé ... plus d'une fois et encore aujourd'hui, j'y pense. Je ne peux m'y résoudre. Ma priorité est et restera mes enfants, mon mari, mon équilibre familial. Comment pourrais-je enseigner correctement, m'investir comme je l'ai toujours fait en 7 ans de carrière, alors que je fais subir la souffrance de la séparation à mes amours ? Je préfère vivre la souffrance de mon sacrifice toute seule (épaulée par mon mari tout de même).
Les jours d'école, c'est dur, terrible, atroce. Le problème se bouscule dans ma tête, dans mon corps. Mais, quand je joue avec mes enfants, quand je les embrasse, quand je cuisine avec eux, quand le soir, je regarde la télé avec mon cher et tendre, quand je me couche et me réveille à ses côtés, je sais, sans aucun doute, que j'ai pris, que nous avons pris la bonne décision.
Aujourd'hui, près de vingt ans après avoir décidé du métier que je voulais exercer après mes études, je suis une instit sans classe.
Comme on dit dans le jargon de l'Education nationale, je suis un professeur des écoles en disponibilité pour rapprochement de conjoint.

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